Le 11 novembre 42, la zone libre devient occupée et la flotte se saborde à Toulon.
Donc l’opinion bascule dans l’hiver 42-43, après la défaite retentissante de
Stalingrad, la persécution des Juifs, la loi du S.T.O (service de travail obligatoire), ce
qui pour moi était hors de question de partir en Allemagne.
C’est à ce moment que je décide, fin 42, de rejoindre l’Angleterre., J’étais en grande
forme physique, mais la voie choisie Hendaye, l’Espagne n’était sans doute pas la
bonne voie. Nous étions 2...
Arrêté, je réussis par chance, l’espace de quelques minutes, à détourner l’attention, à
me sauver et revenir, mais mon nom était inscrit...
Je ne savais plus quoi faire !
A Lyon, je réussi à me faire embaucher comme manoeuvre et recommandation dans
une usine « S. BETRIEB », la société Chambournier.
Je ne voulais pas à ce moment là, rejoindre ma maison familiale, d’abord parce que
mon nom devait faire l’objet d’une enquête, et que mon père cachait dans les
maisons dites « ouvrières », une famille juive dont le chef de famille avait été
jusqu’au début de la guerre, directeurs des Ponts et chaussées à Bellay. La famille
Lévy, de quatre personnes, que ma mère avait caché, un aviateur anglais, et
d’autres familles étaient au calme, mais recherchés.
C’est la que j’ai rencontré à plusieurs reprises, Michel Debré, qui devint le créateur
de la Constitution de la 5ième République et ensuite Premier ministre.
J’ai pu le revoir, car c’était un homme très cordial et de grande qualité.
A plusieurs reprises, la maison avait été fouillée par les Allemands, jusqu’au grenier,
et je pense que les bons collaborateurs, étaient toujours prêts à la dénonciation !!
Et finalement, fin 43, j’ai rejoins le Corps des Sapeurs pompiers de Lyon, après un
concours sportif...
L’esprit me plaisait, « servir et sauver », qui était aussi l’esprit scout.
Pratiquement, dés la fin 43, les alertes 2 fois par nuit, et les bombardements plus ou
moins importants .Aéroport de Lyon, les usines Berliet, les usines chimiques et
autres...
Quel silence dans l’abri, la lumière rouge s’allumait, le départ des fourgons, personne
dans les rues, la poussière, le silence, bombes non éclatées, le feu, les premiers
cadavres...
A l’approche du débarquement, les alliés multiplient en France les opérations
aériennes.
Le 26 mai 44, le 485ième groupe de bombardement américain à pour cible « Lyon
Mouche », objectif : « Le triage de Lyon Mouche et les installations ferroviaires de
Lyon-vaise.
Bombardement par un temps clair que le groupe de 33 appareils arrive sur sa cible,
largage à 22 000 pieds des 32 B24 déversent 63 tonnes de bombes, ensuite 124
appareils larguent environ 250 tonnes de bombes sur le Lyon Mouche, Vaise.
Le 25 mai, une belle journée de printemps, 13 H, alerte aérienne. Nous étions
accoutumés à ce genre d’exercice, avec en mémoire le bombardement nocturne du
29 mars, dirigé contre les établissements Sigma à Vénissieux.
Mais le 25 mai, il s’agit d’une attaque diurne sur l’Usine Somua, le
dépôt SNCF et les établissements Descours et Cabaud. Bilan 15 morts, 60 blessés
et Vénissieux sera déclaré sinistré à plus de 50%, avec 150 immeubles détruits à
100% et près de 700 entre 30 et 15%
Le Cardinal Gerbier, élève une protestation vigoureuse : « Pourquoi tant de sang
versé. »
La population est douloureusement indignée... pour des résultats insignifiants...
Même sort à St Etienne, Grenoble, Chambéry, Marseille.
Bilan, près de 800 morts, 1200 blessés.
Que de jours et nuits passés à dégager les cadavres, ou sauver quelques vies sous
les gravats des maisons... il y avait parfois des miracles... sauver des vivants
gémissant sous les poutres, les pierres, la poussière, et tant de victimes...Quelle
souffrance de retirer des décombres de jeunes enfants...
Vint le débarquement du 6 juin 1944. D Day.
Deux armées participent au débarquement :
- A l’ouest la 1ère armée américaine du Général Bradley.
- A l’Est, la 2ième armée britannique du Général Dempsey.
- Dix divisions suivent les unités d’assaut.
- Plus de 4000 bateaux de débarquement, 12000 navires de guerre,
11 000 avions
- 5 zones de débarquement
- 13 000 parachutistes, 822 appareils de transport, 900 planeurs
-
Nom de l’occupation :
OVERLORD
- Prise de Bayeux et d’Isigny
- Première bataille de Caen
- Prise de Corentin par les américains
- Première attaque V1 sur Londres
- Reddition de Cherbourg.
Le Général De Gaulle, alors à Alger, n’est prévenu que le 3 juin, du débarquement
allié. Il rallie Alger en Avion.
Londres :
Roosevelt interdit à Eisenhower d’avoir des contacts avec le C.F.L.N (Comité
Français de Libération National), et seulement avec le Général Koenig que De Gaulle
avait nommé à la tête des F.F.I (Forces Françaises de l’Intérieur).
Par ailleurs, l’administration des zones libérées serait assurée par l’A.M.G.O.T (Allied
Millitary Government of Occupied Territories) Gouvernement militaire alliés des
territoires occupes.
Les Américains avaient prévu le plan A.M.G.O.T soit :
- Etablissement d’une monnaie dictée par l’Amérique
- Mise en place de représentants sous le contrôle américain (plan
Roosevelt).
C’est seulement le 12 août 1944 que la 2ième division blindée, formée à Rabat,
débarque en Normandie.
De Gaulle atterrit à Northolt le 4 juin à 6 H 00 pile, et est accueillit par Duff Cooper
avec garde d’honneur et Marseillaise.
Churchill accueillit De Gaulle dans son quartier général avancé « à bord d’un train »
et lui confirme le refus de Roosevelt de reconnaitre De Gaulle et son gouvernement
provisoire et la monnaie des alliés imprimée aux Etats-Unis !
Colère de De Gaulle et phrase historique de Churchill :
« Sachez le, chaque fois qu’il nous faudra choisir entre l’Europe et le Grand large,
nous serons toujours pour le Grand large. Chaque fois qu’il me faudra choisir entre
vous et Roosevelt, je choisirai toujours Roosevelt ! »
Les choses ont bien changé depuis !!
Churchill accompagna le Général à Southwick House le Q.G d’Eisenhower, qui met
au courant l’opération OVERLOR et la proclamation au peuple français.
Jour J
De Gaulle embarque sur « La combattante », le destroyer de la France libre le 14 juin
et débarque sur la plage, accueilli par les officiers d’Etat Major de Montgomery pour
les conduire à Bayeux où il reçoit un accueil chaleureux et s’adresse à la foule :
« Bayeux la première ville française libérée ».
De Gaulle repart pour Alger. Il arrive le 19 août au Q.G d’Eisenhower.
Le 22 août, le Colonel ROL Tanguy lance un appel aux armes.
Le 24 août, la première division blindée quitte la forêt de Rambouillet. La compagnie
du Capitaine Dronne dépasse Fresnes la Croix- du- Berry et à 21 H 30 les chars et
les Half-Tracks déboulaient place de l Hôtel de Ville.
Le 25 août, Paris était libéré.
De Gaulle se rend au Ministère de la Guerre pour une visite symbolique.
Le 26 Août passe en revue le régiment de marche du Tchad devant l’Arc de
Triomphe et franchit le seuil de Notre Dame.
Dans la zone sud, les opérations alliées se passent différemment.
Le 15 août 44, débarquèrent en Provence, et les ilots de résistance côtière sont
rapidement réduits.
Toulon et Marseille sont libérés par les divisions du Général De Lattre du 9ième DIC.
Dans la vallée du Rhune, la XIX armée allemande continue à se battre, malgré les
maquis des Alpes.
Les ponts sont détruits.
Je me dois faire deux remarques importantes :
1. Les ponts de Lyon :
Saône et Rhône
J’ai lu un « petit élément, fait sauter tous les ponts », or j’ai constaté, de visu que ce
sont les éléments allemands du génie qui ont placé les charges sous les ponts du
Rhône et depuis la tour de contrôle des sapeurs pompiers, rue Molière, j’ai vu le
spectacle tragique de tous les ponts qui ont sauté et nous calculions lequel sautait
entre l’explosion et le bruit (en nombre de secondes !).
2. La libération de Lyon
J’ai pu lire que le 3 septembre, la 1ère D.F.C, fusiliers marins en tête fait son entrée à
Lyon. Or, au début d’après-midi, le commandant Mazard qui commandait la brigade
me fait appeler et me dit :
« Il paraît que tu parles anglais. »
Réponse : « Oui commandant, c’est ma langue maternelle.»
« Alors tenue de feu immédiate, tu pars au sud de Lyon, avec « un premier secours »
et un fourgon suivra, et tu vas à 20 kms environ rencontrer les américains pour les
faire rentrer à Lyon, direction la Préfecture.
Aussitôt dit, nous partons.
A une vingtaine de kms et plus, arrêtés plusieurs fois par les allemands, nous nous
trouvons devant l’unité américaine...Je demande à voir l’officier... briefing...
questions, la résistance, position des Allemands, etc.
L’officier me dit : « très bien, vous allez monter sur la jeep du commandement,
équipé d’un fusil mitrailleur, 2 officiers à l’arrière et les blindés légers suivront ».
Je discute avec le chauffeur, un texan, accent prononcé :
« Tu as un fusil mitrailleur, si tu vois les allemands, tu tires, ils t’ont em....der pendant
4 ans, alors tu y vas.»
Un gars super marrant, qui me racontait sa vie, et qui ajoute :
« Et les filles à Lyon ? »
Je lui réponds :
« T’occupes, on va les mobiliser pour toi et tes copains... »
On a pris la route... des allemands qui levaient les bras.
« Tu vois, lui dis-je, je peux tirer, ils n’ont qu’une envie, être prisonnier... jeter leur
fusil.
Au fil des kms, la foule grossit ... l’explosion... les drapeaux sortaient des fenêtres...
Extraordinaire...
Arrêt à plusieurs reprises, le chef est venu me parler...
Tout est ok...
Une histoire simple, comme Lyon à été libéré... je l’ai vécu... le 3 septembre 1944 à
19 H 00. Nous étions à la Préfecture... Des américains, pas, pas les fusiliers marins...
Je passe le reste, le soir, la nuit, les autorités...
Le Lendemain, le Chef de Corps me demande :
« On a besoin d’un officier de liaison pour aller jusqu'à Berlin » m’a-t-il dit... « Je vous
demande d’accepter, votre anglais est très bon, vous repartez avec nous. »
Je lui réponds que je ne suis pas officier, il me dit :
« Ce n’est pas grave, tu seras mon officier de liaison. »
C’eut été une troupe française, j’aurais accepté de suite, mais j’avais un contrat
avec la Brigade jusqu’en décembre 44, alors... J’ai gardé les adresses, le souvenir,
C’était formidable...
Comme dernier souvenir important de la Brigade... cela à été l’incendie de l’Hôtel
Dieu, où dans les dômes, s’étaient réfugiés les miliciens... tout s’est embrassé... et à
40 mètres, au dessous du sol, posté sur la ceinture du Dôme, on a limité les dégâts
et le dôme s’est écroué sous nos pieds... on n’avait pas peu du vide... a ce moment
là...
Vint la libération, avec ses exactions, règlements de comptes, femmes tondues et
fusillades... pas très beau... !
1945
L’armée... convoyage de troupes vers le front...
Engagement dans le 43ième R.I.C, pour l’Indochine, et après 3 mois d’entrainement,
scorbut grave, hôpital militaire pendant deux ou trois mois à Cannes...
Et libération fin 45
A ce moment là, je rencontre mon cousin anglais, Peter Shaw, qui me dit :
« Tu sais, j’ai été le premier char anglais à débarquer à Courcelles sur Mer. En
réalité, j’étais le troisième, mais le premier qui servait de plateforme est resté au
fond, le deuxième a pris un obus et a été mis hors de combat. J’ai été le troisième,
Grâce à Dieu ».
Il est venu pendant 20 ans prendre son café au restaurant qui était devant la plage !!
C’est ça les anglais...
UN AUTRE CHAPITRE COMMENCE...
U
Equipe du matin 5 H 30 - 13 H 00, comme simple ouvrier... cours de l’après midi et
du soir, une mère à aider.
La vie, c’est ainsi.
Mais j’ai eu la satisfaction en 4 ans, d’obtenir mon grade d’ingénieur et la société qui
était la première société française de machines outils, m’a considérablement aidé
pour suivre en en plus deux écoles :
- L’Ecole supérieure d’ingénieur et technicien de machines outils.
- L’Ecole d’organisations scientifique du travail...
Les deux fois major de promotion... dû au travail...
En 1949, j’ai eu l’immense honneur de faire partie de la première mission
économique de la machine outil aux Etats Unis, plan Marshall.
Durée 3 mois, mission de productivité, avec 19 autres participants, et visite de 49
usines.
Nous étions à peine sortis de la guerre et restés à des principes et une terminologie
technique basée sur l’école classique Taylor, Fayol.
La découverte, c’était non seulement la productivité mais efficacité, la recherche,
l’innovation.
Il y avait un tel fossé entre nous la France, l’Europe et les Etats Unis, que l’on avait
compris pourquoi l’Amérique avait gagné la guerre, et dans un pays qui n’avait pas
connu ni combats, ni bombardements. Et il faut dire que la première industrie de
base, c’était la machine outil qui fabriquait armes, avions, équipements, bateaux, etc.
Quand on connait les chiffres de ce qui a été produit, c’est colossal.
La guerre avait donné aux Etats Unis des privilèges énormes.
Voir les accords de Bretton woods soit les accords financiers internationaux, conclus
en juillet 1944 à Bretton woods (Etat de New Hampshire) entre 44 pays instaurant un
système monétaire international, favorisant le rôle du dollar.
Il faut reconnaître que le plan Marshall a sauvé la France et l’Europe occidentale à
un moment décisif, à évité la banqueroute et donné le coup d’envoi de l’expansion,
avec une aide de 8 milliards de dollars, soit 2000 milliards de francs.
De Gaulle quitte le Pouvoir en 1946, victime du régime des partis et ne revient qu’en
1958.
L’acte fondateur de l’Europe date de décembre 1963 quand De Gaulle et Adenauer
signèrent le traité de l’Elysée et se donnèrent une symbolique accolade, acte décisif.
Ce fut le Traité de l’Elysée.
C’était alors l’Europe des six :
Allemagne - Italie, les vaincus de la guerre
Belgique, Hollande, Luxembourg (Benelux) et France, soit le Traité de Rome, avec
comme piliers, l’axe Franco allemande et la politique agricole commune.
N’oublions jamais que c’est De Gaulle qui en 1944 à fait croire aux français qu’ils
avaient gagné la guerre et que la France appartenait au camp des vainqueurs !!
Alors qu’elle avait été vaincue militairement ! Et occupée pendant quatre années.
Il n’a pas été question dans ce texte de refaire l’histoire et de repartir sur des
références :
- De la séparation de l’Eglise et de l’Etat
- Les deux guerres mondiales
- de la défaite de 40
- Du régime de Vichy et de la Résistance
- De la période coloniale
-
toute l’immensité du Gaulliste,
Mais d’intégrer ce que j’ai entendu, vu et vécu dans mon univers d’enfant et d’adulte.
Je voudrais aussi ajouter, c’est important et primordial, le rôle de la famille.
Une femme intelligente, travailleuse et dévouée, acceptant les départs, les voyages à
travers le monde, 4 enfants, a qui j’ai sans doute du manquer, j’en suis conscient et
maintenant six petits enfants et je les aime tous, et quand ils partent de la maison
familiale l’été, les bras s’agitent des fenêtres et portières... l’au revoir et sans doute
l’adieu... un jour...
La loi de la vie...
MAINTENANT 2009 - 20010
L
’Europe, c’est 27 pays, l’Europe groupe 27 pays...
C’est 500 millions d’habitants.
Le Traité de Lisbonne approuvé et signé. 152 pages, 350 dispositions et protocoles,
59 déclarations.
Un P.I.B de 22,3% du P.I.B mondial avec 6,9% de la population mondiale, alors que
les Etats-Unis c’est 20,8% du P.I.B mondiale et 6% de la population mondiale, la
Chine, 11,4% avec 20% de la population mondiale, l’Inde avec 4,7% du P.I.B
mondiale et 17,1% de la population mondiale.
En ce qui me concerne, j’ai eu l’immense opportunité de me trouver de 1952 à 1973,
plus de 20 ans dans une société multinationale franco américaine « La société
Amtec France New Britain, ensuite Litton Industrie USA, dans la fabrication de
machines outils lourdes, avoir parcouru l’U.R.S.S, tout l’est de l’Europe, obtenu les
plus importants contrats en 1968 à Moscou, de machines outils, 495 machines, un
seul contrat, et aussi un contrat important de l’Usine Autovaz (voiture Lada) 1968 à
Togliatigrad, obtenu l’oscar d’exportation - 1er prix d’équipement remis par le 1
er
Ministre Michel Debré avec notre Président Georges Lopato et félicité par le Général
De Gaulle en 1968.
J’ai pu dans ce parcours, voir, visiter la plupart des pays, avec l’U.R.S.S, les pays
« frères ».
1961, j’ai été présent à l’exposition française à Moscou, très belle exposition qui a
duré 6 semaines
De plus, j’ai pu m’exprimer et faire en 30 ans, plus de 200 conférences techniques et
scientifiques, notamment à des P.M.E et public divers, reprendre plusieurs sociétés,
dont en 1985 pendant 7 ans, la société « ARCOA » à la Teste de Buch, près de
Bordeaux et Arcachon.
Enfin depuis 1995, comme conseiller du commerce Extérieur de la France, j’ai été à
l’origine à la Commission puis section des affaires européennes à Bruxelles qui a été
un travail passionnant et des rapports très proches avec la Représentation
Permanente de la France à Bruxelles et la Commission Européenne.
De plus, j’ai présidé, avec succès, l’association des experts européens pendant 10
ans, avec plus de 14 pays membres, dont la Roumanie, La Pologne, la Bulgarie, etc.
Je passe toutes les autres activités qui ont présentées pour moi beaucoup d’intérêt,
de rencontres et des amitiés.
Je n’ai nulle envie de me retirer « sous ma tante », et c’est avec intérêt et plaisir que
je continue à « être ».
Vivre et établir les contacts avec les hommes, les cultures, et aussi servir...
« Vivre jusqu’au bout »
J’arrive à la fin de mon dialogue, sans doute un peu long, parfois personnel, parfois
généraliste, mais en citant l’Europe, et oui, Victor Hugo :
« Nous aurons les grands Etats d’Europe, qui couronneront le vieux monde comme
les Etats Unis couronnent le nouveau ». Déjà...
Le 22 mai 2009, j’ai fait au cours d’un diner débat à Palavas Les Flots, une
conférence sur le « Bilan de la Présidence Française de l’Union Européennes -
Juillet, décembre 2008 ».
Je me dois d’en rappeler l’exceptionnelle qualité, grâce au Président Sarkozy.
Rupture de style, rupture de fond, la Présidence française de 2008 n’a ressemblé à
aucune autre :
Gestion des deux crises, Géorgie et crise financière, lutte contre le réchauffement
climatique, immigration, PAC, Europe de la défense, avenir du traité de Lisbonne, les
dossiers chauds n’ont pas manqué.
Il y aura un avant, et un après, une véritable renaissance Européenne, un bilan
largement positif.
La France a redonné à L’Europe une place à la hauteur de ses ambitions.
L’Europe est ancrée dans ce monde, avec une monnaie unique, des frontières
consolidées, un niveau de vie élevé et un potentiel technologique, même si les
impératifs d’indépendance, de souveraineté, de défense demeurent encore à
conquérir, l’Europe doit défendre son rang face aux Etats Unis et à l’émergence de
nouvelles grandes puissances mondiales.
Henri Kissinger, l’homme influent de la Maison blanche, pourra connaitre maintenant
le numéro de téléphone de l’Europe.
Mais leur Empire, bâti sur la guerre, le dollar, résistera t il aux tempêtes ? Les
Empires naissent, vivent et meurent...
Hitler 13 ans, Staline, 10 ans, mais 40 ans de pouvoir absolu, l’Empire devenu C.E.I,
avec moins de 140 millions d’habitants et un système qui perdure. Ne nous y
trompons pas, Alexandre Le Grand, moins de 20 ans, Charles Quint... On peut
réécrire l’histoire, l uchronie, les occasions manquées...
Lire « Les choix fatidiques », « Les dix décisions qui ont changé le monde » 1940-
1941
Il est passionnant de voir comment les choix de guerre se sont articulés.
Pensons à ce défi historique qui s’offre aux 500 millions d’Européens et on ne doit
laisser passer le train.
Ce serait inexcusable, et grave.
Bernard ROBERT
Diplôme d’honneur de l’Union Gaulliste de France
Conseiller du Commerce Extérieur de la France
Vice-président de la section des Affaires Européennes à Bruxelles.
Président d’honneur et international des Experts Européens Agrées.
n père qui meure tragiquement et mes études à terminer.